J'ai eu une bulle au cerveau. Cette bulle, elle apparait une fois de temps en temps, je dirais 1 ou 2 fois par année en fait. Des fois je fais de l'insomnie, et quand ça m'arrive, je fais la pire affaire au monde quand on est incapable de s'endormir: je niaise sur mon téléphone. Et une fois de temps en temps, je reviens ici, relire ces trucs que j'ai jadis écrit.
Man. Ça fait un bail, hein?
Je viens de finir de relire mes billets de 2010. C'est moi. C'est peut-être la moi de v'là 8 ans, mais c'est la même moi pareil. Malgré les années, je peux encore me souvenir de la peine, des pleurs, des angoisses. Je me revois couchée sur le sofa, avec l'envie de rien faire, pendant je sais pas combien de temps. Je me souviens de l'automatisme qui s'emparait de moi quand je me levais le matin, de la grisalle, qui flottait autour de moi, partout, tout le temps. Tout ça à cause d'une personne. Pas un monstre, j'aurais pu rencontrer tellement pire. Juste quelqu'un de pas super nice, qui a frappé au moment où j'étais plus fragile, sans doute sans vraiment le vouloir. Juste un humain ben normal qui a pas été très gentil. That's it. Juste une peine d'amour, à 23 ans. J'étais pas la première, ni la dernière.
Je suis pas très destin dans la vie (cue ici à la chanson de Céline Dion), mais grâce à lui, grâce à ce fameux M. Eiffel, j'ai quand même pu accéder à plus, à mieux. La Dernière Minute de 2010 irait pas jusqu'à le remercier quand même, mais honnêtement, celle de 2018 a pas tant le choix de se dire que sans lui, sa vie ne serait pas la même.
Me voici, 8 ans plus tard. Fuck, 8 ans, c'est quand même long, même si pas tant en même temps. J'ai 30 ans, quasiment 31. Je suis mariée. J'ai 4 enfants. Toutes ces affaires là, dans l'absolu, ne veulent rien dire. Elles ne sont en rien un gage de succès, de réussite, ou de bonheur. Mais maintenant, elles font partie de ma vie.
La trentaine. C'est rien qu'un chiffre. Un chiffre qui fait en sorte que les moniteurs du camp de jour de ton fils te vouvoient et t'appellent Madame, mais rien qu'un chiffre quand même.
Le mariage. Ça veut rien dire au fond. Tu l'aimes pas plus, pas moins, un coup le certificat de mariage reçu par la poste. C'est juste cool parce que si un jour tu te sépares, tu sais que le patrimoine familial devrait être splitté un brin plus également.
Les enfants. J'en ai, mais j'aurais pu faire autrement. Maintenant qu'ils sont là je ne verrais pas ma vie sans eux (sauf des fois quand ils gossent), mais si j'avais fait d'autres choix, si je ne les avais jamais connu, je n'aurais jamais su à quel point je les aimerais. Et l'affaire qui est cool quand t'en a plusieurs, c'est que tu peux légalement ignorer les conseils non sollicités, parce que hey, t'as souvent plus d'enfants que la personne qui te donne les dits conseils. En fait t'as souvent plus d'enfants que ben du monde. Sauf l'amie de la cousine de ton voisin qui en a eu 12 en 5 ans, pis qui attends des triplets pour février dans 2 ans. Elle tu la trouves folle sans bon sens, mais anyway, c'est pas de tes affaires. On est tous le fou de quelqu'un d'autre je crois. Et c'est ben correct de même.
Je cherche un but à ce billet mais y'en a pas je pense. Je voulais juste dire que je suis vivante. Est-ce que je pense revenir écrire souvent? Hell no, la vie va fucking trop vite pour ça. Hier encore mon premier naissait, pis là j'me suis dit ce soir qu'il faudrait ben que je pense à renouveler son passeport.
J'aime toujours écrire, j'aimerais souvent prendre le temps d'écrire plus souvent. Et je ne peux me résoudre a supprimer ce p'tit bout d'internet que j'ai créé vla 8.
Faque me revoici, peut-être à tantôt, ou pas.
J'en ai honnêtement aucune idée.
samedi 6 octobre 2018
vendredi 6 novembre 2015
Chez nous
Mis à part un billet rapide en avril, on s'est laissé en quelque part en 2014 au milieu d'un séjour de ma belle-mère qui nous visitait des Prairies. Un an plus tard, elle nous visite fucking régulièrement parce qu'elle est déménagée à Montréal pour se rapprocher de son fils maintenant unique. Y'a des jours où c'est pratique d'avoir une gardienne à 3 minutes à pied de chez nous, mais y'a des jours ou c'est quand même lourd de la voir retontir (trop) souvent à la maison. On s'adapte à tout j'pense. On va se laisser le temps.
On s'est laissé vers la fin de mon congé de maternité que j'avais étiré pour passer le plus de temps possible avec Jets Jr. D'la mauvaise herbe sur 2 pattes j'vous dit pas, il pousse plus vite que son ombre. J'ai eu la chance de rester deux mois de plus à la maison, question de le laisser grandir le plus possible avant qu'il ne commence la garderie à temps pour mon retour au travail.
On s'est laissé avant qu'une envie d'olives trop intense ne se fasse sentir. Avant que 4 jours avant mon retour au travail, une deuxième ligne rose n'apparaisse sur un p'tit bâton blanc. Ah ben, mon retour au travail ne sera pas trop long au fond.
On s'est laissé alors que nous n'étions que 3, avant que je devienne la maman d'une petite fille. Ma mini Dernière Minute qui est arrivée pile poil le jour de sa date prévue et qui est déjà 1000 fois plus ponctuelle que sa mère.
On s'est laissé v'là trop longtemps parce que le temps passe incroyablement vite. Parce que les journées sont trop courtes et parce que les minutes m'ont filé entre les doigts. Parce que par manque d'inspiration, j'ai commencé plusieurs billets que je n'ai jamais réussi à terminer. Parce que j'ai commencé à écrire ailleurs aussi, sur internet, sous mon vrai nom.
Mais ici, c'est chez nous. Et c'est toujours bon de revenir à la maison.
vendredi 3 avril 2015
Depuis que je suis revenue à Montréal, j'avais débuté une nouvelle tradition: un brunch de Pâques. La première année, on avait reçu mes oncles/tantes/cousins(ines) du côté de ma mère chez nous. La deuxième, vu qu'on avait maintenant un bébé de 3 mois qui faisait en sorte que le ménage me tentait vraiment pas, on avait fait ça chez mes parents avec le même monde (mais c'est quand même moi qui cuisinait pour 15, vu que c'est mon fun à moi).
Cette année, vu ma tornade de 15 mois, mon retour au travail, la fatigue qui s'en suit pis ma toujours aussi grande haine du ménage, on faisait encore ça chez mes parents.
Une tradition, pour moi, c'est de refaire toujours la même affaire. Cette tradition-là, pour moi, c'était de profiter de Pâques pour faire un brunch avec les membres de ma famille du côté de ma mère. Simple de même.
Cette année, je sais pas trop pourquoi, ma mère m'a demandé si j'allais inviter la famille d'une de mes tantes du côté de mon père. J'ai simplement répondu que non, vu qu'on faisait ça avec l'autre côté de la famille, pis que ça ferait pas trop de sens vu que je n'invite pas personne d'autre du côté de mon père.
Puis, quelques jours plus tard (j'aurais tellement dû m'en douter mais bon, je l'ai pas venu venir pantoute faut croire), ma mère m'a appelée pour me demander si on pouvait inviter la famille de ma tante. Vu que l'entente c'est que c'est moi qui organise, ben j'ai dit non. Tout en expliquant encore mon point. J'ai absolument rien contre la famille de ma tante. Pantoute. Mais là c'est "mon" brunch. Ben en tout cas c'est ce que je pensais. Et pour la 3e année, c'était avec la famille de ma mère que je voulais faire ça, comme la tradition que j'ai débutée. On a jamais rien fait avec la famille de mon père à Pâques, c'est pas comme si on se voyait à chaque année pis que là je décidais d'arrêter ça.
Parle parle, obstine obstine, justifie justifie, la conversation finit que ma mère va faire à sa tête parce que c'est ça que mon père veut aussi (argument de marde selon moi). Donc je raccroche, vraiment déçue pis un brin en tabarnak, en me disant que j'aurais donc dû faire ça chez nous finalement, que oui j'aurais fait du ménage, mais que au moins j'aurais pu faire ça vraiment comme je le voyais.
Ça fait une semaine que je repasse ça dans ma tête, pis ça vient me chercher à chaque fois. Que ma tradition soit fuckée. Je sais, les traditions évoluent des fois, mais habituellement, pas trop.
Ce matin, après avoir reparlé du brunch au téléphone, je me suis rendue compte que ça m'atteignait vraiment beaucoup (trop), que ça me faisait ben d'la peine de me faire imposer des affaires, pis que j'avais plus du tout envie de m'en occuper. Donc après y avoir pensé un peu, j'ai rappelé mes parents pour leur dire que j'allais rappeler les gens pis dire que j'allais annuler. Pas par vengeance là. J'allais juste dire qu'on avait tous été malade à la maison (ce qui est vrai) pis que je suis trop fatiguée pour m'en occuper.
Dans le fond, j'ai juste vraiment pu envie de le faire, et en plus de ça, j'ai passé une semaine de fou à la job et c'est vrai qu'on a tous été malades à la maison. Alors passer samedi et dimanche à cuisiner, pour quelque chose qui au fond m'attriste tout en étant déjà over fatiguée, non merci...
Est-ce que c'est bébé? Pas pour moi. Peut-être au fond. Je sais pas. Mais j'ai quand même réalisé que je me sentais mieux. Que j'étais à l'aise avec ma décision. Je suis un peu déçue de ne pas faire de brunch, surtout pour mon fils qui n'aura pas de grosse chasse au trésor, mais bon, on lui en fera une petite à la maison.
Pis on s'entend qu'à son âge, il devrait pas trop m'en vouloir.
jeudi 27 novembre 2014
Ces choses que j'aimerais te dire
Ahhhhh, belle-maman. Je t'aime tsé. Pour vrai en plus. Mais, parce que oui il y a un mais... Osti que tu me tapes sur les nerfs.
Si seulement tu savais...
- Que t'as pas besoin de me répéter les affaires 10 fois. C'est pas parce que je comprends pas que je ne suis pas tes conseils. C'est parce que je m'en fous. Tu peux donc cesser de me donner ton éternel truc pour laver ma porte de douche, mon spray CLR fonctionne vraiment mieux que ta théorie d'utilisation d'une débarbouillette mouillée avec du savon dedans. Depuis quand le savon enlève les résidus de savon anyway?
- Le silence n'a jamais tué personne. S'il te plait, tout moment de silence, aussi minime soit-il, n'a pas nécéssairement besoin d'être rempli par une phrase quelconque.
- 20 degrés celcius est une température parfaite pour l'intérieur de mon chez nous. Si t'as chaud, enlève ta veste. Si t'es pas encore contente, prends l'avion pis retourne chez vous.
- Je suis pleinement satisfaite de l'organisation de mon tiroir à ustensiles. Nul besoin de le réorganiser, je vais tout remettre à sa place à ton départ.
- Cesse d'appeler mon fils ton fils. Il est sorti par mon vagin, certainement pas le tien.
- Ce n'est pas parce qu'un enfant se met quelque chose dans la bouche qu'il fait nécessairement ses dents. Un enfant traverse ce qu'on appelle une phase orale. Non, mon fils ne faisait pas ses dents à 2 mois. Ni à 3. Ni à 4, 5, 6, 7, 8 et 9 mois. Il a commencé à faire ses dents à 10 mois, il y a 1 semaine en fait.
- Cesse de dire que tout ce que tu ne comprends pas est stupide. C'est pas parce que tu n'es pas d'accord que ça l'est. C'est peut-être différent, mais pas nécessairement stupide. Pour cette raison, j'ai bien l'intention d'allaiter mon fils jusqu'à ses deux ans. Oui, juste pour t'écoeurer. Oui, j'suis bébé de même moi.
- Si ton fils prend des journées de congé quand tu nous visites, ce n'est pas de peur que tu t'ennuies. C'est pour ma santé mentale, pour ne pas que je sois toute seule avec toi toute la journée. Tu peux donc arrêter de lui dire qu'il peut aller travailler, il n'ira pas, il sait qu'un divorce lui coûterait cher.
- On n'entre pas dans la chambre des gens sans cogner. Si on cogne, on attend une réponse avant d'entrer. Si la personne répond "Non" ou "Attend", on n'entre pas. En cas de doute, on s'abstient de tourner la poignée et on fait demi-tour.
- Couper la parole des gens est un acte impoli. On attend son tour avant de parler. Et si on tente quand même de couper la parole de quelqu'un, le faire en parlant très fort n'est en aucun cas nécessaire. C'est juste vraiment plus agressant.
- Changer la vérité pour bien paraître n'est pas une bonne chose. Non, nous n'avons pas appelé notre fils en l'honneur de son grand-père parce que tu nous l'as demandé. Nous avons décidé par nous même, et t'en avons avisé par la suite, lorsque la décision était déjà prise. Cesse de prétendre le contraire, tout spécialement quand je suis dans la même pièce et que je participe à la discussion. Si t'es pour mentir, aie au moins la décence de le faire dans mon dos.
- Si j'ai envie de me gratter la joue je vais le faire. Je considère que de se gratter la joue, c'est un droit acquis. Mon nom n'est pas Hulk, je contrôle assez ma force pour ne pas me blesser au visage, je n'ai pas besoin d'un avertissement pour ne pas le faire trop fort. Pis j'ai 27 ans. Chill out.
- Arrête de demander ce que tous les prénoms francophones veulent dire. C'est pareil comme en anglais dans le fond, souvent, ça veut rien dire. C'est juste un fucking prénom.
- Non, mon fils ne se fera pas baptiser. Sa marraine étant décédée, je ne ferai pas de cérémonie sans elle. Si j'ai d'autres enfants, ils ne le seront pas non plus. Ils iront en enfer, just deal with it.
- Ta dinde est toujours sèche à l'Action de Grâce. Voilà, c'est dit. Et de grâce, arrête de l'amener avec toi en avion quand tu viens ici. On a des épiceries ici aussi, le Québec c'est pas le tiers-monde.
La madame est pas méchante là. C'est ça le pire. Mais osti qu'elle me tire du jus.
jeudi 30 octobre 2014
2 mois et demi
2 mois et demi. C'est ce qui restait d'énergie dans son petit corps tout ravagé par la maladie.
Après avoir passé 2 semaines à me retenir de crier, à me retenir de les shaker, à me retenir de leur dire ce que je pensais, j'ai finalement compris que c'était ce qu'elle désirait au fond: vivre. Même si c'était pour pas longtemps, même si ça se ferait dans un hôpital, même si ça ferait ben mal. Même si je comprenais pas. J'imagine que quand t'as été malade depuis toujours, ta définition de la vie n'est pas la même que la mienne. Un restant de vie, aussi moche soit-il, peut alors t'apparaitre comme la meilleur des options. Ou la seule, peut-être.
Et puis jeudi dernier, après de nouvelles complications, elle a décidé qu'elle en avait assez. Elle a dit à sa mère que cette fois-ci, elle ne pensait pas qu'elle s'en sortirait. Que c'était peut-être le temps d'aller rejoindre son père.
M. Jets est allé les rejoindre le lendemain. Il a pu la voir et lui parler quelques jours de plus, pendant qu'elle était toujours consciente.
Apparemment qu'elle disait qu'elle était prête. Mais apparemment aussi que ses yeux étaient tristes. Quand elle parlait, M. Jets pouvait voir dans ses yeux qu'elle savait tout ce qu'elle manquerait.
Bon Voyage Mlle. Jets. Je te souhaite une éternité remplie de chaleur et de boston terriers. Embrasse ton papa pour moi, et à partir de maintenant repose toi.
Je vais m'occuper de ta mère, ton frère et de ton filleul pour toi.
Bisous,
Ta soeur qui t'aime
mardi 12 août 2014
Envie de gueler
Quand je vois ma belle-soeur branchée de partout, qui s'hémorragie la vie on & off (je'l sais, ça se dit pas) depuis quasiment un mois, qui passe des milliers de scopes/angios/procédures difficiles en plus de sa dialyse quotidienne tout en se faisant intuber a tout bout de champ, j'ai envie de leur crier: CRISSEZ-LUI PATIENCE!
Quand je vais la voir aux soins intensifs pis que je la vois peiner à cligner des yeux parce qu'elle perd du sang quasiment aussi vite qu'ils peuvent lui en transfuser, j'ai envie de leur dire: C'EST ASSEZ LÀ!
Quand j'entends ma belle-mère qui me dit: "Il faut essayer quelque chose. On peut pas abandonner. Je veux pas la voir souffrir, mais je peux pas la laisser partir.": J'ai envie de la pogner par les épaules, de la shaker ben comme il faut, pis de la raisonner en lui disant que là: ÇA A JUSTE PU DE BON SENS.
Des fois j'me trouve sans coeur. J'me dis que si c'était mon fils je penserais pas comme ça j'imagine.
Mais si c'était moi par contre, j'aimerais ça que quelqu'un ait le courage de leur dire ces choses-là. Je sais plus combien de fois j'ai dit à M. Jets: si jamais ça m'arrive, tu me laisses partir.
Traitez-moi de pas fine, traitez-moi de radicale, d'ailleurs peut-être que demain après son millionième scope elle ira miraculeusement mieux. Dans ce cas-là je me trouverai moi-même pas fine, je me trouverai moi-même radicale. Pis je me sentirai coupable.
Mais peut-être qu'elle souffrira le martyr pour rien aussi. Peut-être qu'elle va y rester, en plein milieu de la salle d'opération. Peut-être qu'elle survivra à la procédure et que ça lui donnera quelques jours ou semaines de plus qu'elle passera à endurer des douleurs plus atroces les une que les autres sans jamais pouvoir sortir de son lit.
Peu importe le résultat. Aujourd'hui j'ai envie de gueler.
dimanche 10 août 2014
Feeling
Ma grand-mère est née un 10 août, et est décédée le 22 juillet. Aujourd'hui, elle fêterait ses 94 ans.
Ma belle-soeur est née un 22 juillet. Aujourd'hui, elle est dans un état stable mais critique aux soins intensifs. On sait pas si elle va s'en sortir.
J'suis pas fan de numérologie, mais je peux pas m'empêcher de trouver ça weird.
J'ai un drôle de feeling par rapport à ça depuis le début de la semaine.
samedi 2 août 2014
Poche
La semaine dernière, après les funérailles de ma grand-mère, mon père, mon frère et moi on a reçu un message privé sur Facebook. Je m'y attendait tellement pas: c'était M. Geek qui nous souhaitait ses condoléences.
(Pour ceux qui le savent pas, faut remonter loin dans mon blog. M. Geek c'est mon ex. Il a connu ma grand-mère, on a été ensemble pendant quasiment 6 ans.)
J'ai trouvé ça tellement gentil. Juste un petit mot tout simple, mais qui a tellement fait plaisir à mon père.
Ça m'a rappelé que ça faisait vraiment longtemps que j'avais pas eu de ses nouvelles. On s'est laissé en super bon terme, ça va faire 4 ans. Y'a jamais eu de chicane entre nous. On s'était revu à deux reprises après s'être laissés, pis on avait eu ben du fun. Quand je suis partie pour Vancouver par la suite on s'était même échangé quelques courriels pour prendre des nouvelles de l'autre.
Je lui ai donc envoyé un petit message pour lui demander comment lui et sa blonde allaient, et lui dire de me faire signe quand ils allaient être de passage dans notre ville natale pour qu'on aille déjeuner ensemble avec une de nos amies communes du secondaire.
Pis y'a jamais répondu. Pis j'ai trouvé ça honnêtement poche.
J'essaie de mettre le doigt sur la raison qui me fait trouver ça poche. Je suis pas certaine encore. Mais je pense que c'est l'absence de réponse qui me gosse plus qu'autre chose.
Tsé, ça aurait été correct qu'il me réponde que ça lui tente pas. Ou qu'il me dise qu'il allait me faire signe mais qu'il ne le fasse jamais. Ou encore qu'il me sorte une excuse bidon.
Mais meh. Qu'il ne me réponde même pas? J'y peux rien, je trouve ça poche...
mercredi 23 juillet 2014
Grand-Maman
6 enfants, 11 petits-enfants et 9 arrières-petits enfants.
Elle nous l'avait souvent répété: on était beaucoup, mais elle nous aimait tous égal.
Mariée à 19 ans, elle et son mari ont été ensemble une cinquantaine d'années, jusqu'au décès de mon grand-père.
C'était une femme active. Elle avait 80 ans et faisait encore ses cours de "culture physique", désherbait le jardin et pelletait l'hiver. Elle est restée dans son appartement jusqu'à ses 90 ans.
Hier elle est partie rejoindre son homme pour le retrouver après près de 25 années.
Malgré la peine, tout le monde s'entend pour dire que c'est une bonne chose. Elle aurait pas voulu se voir vivre comme ça.
Et j'peux pas me plaindre. Elle m'aura vue me marier, et aura tenu mon fils dans ses bras. Ça me fait sourire chaque fois quand j'y pense.
Je t'aime Grand-Maman. Tu salueras Grand-Papa pour moi.
xxxx
samedi 14 juin 2014
Faut ben que ça serve à quelque chose ces p'tites bêtes-là
Matin quelconque, avant d'avoir un enfant:
Faut j'prenne l'autobus
Ma carte Opus est vide
L'autobus passe dans 7 minutes
J'ai juste un 20$, pas de change dans mon porte-feuille
Merde. Fuck. Insérez ici n'importe quel patois français ou anglais que vous connaissez.
Pars ma course, va à l'épicerie au coin de ma rue.
Achète un paquet de gommes.
Cours vers l'arrêt d'autobus.
Manque mon bus. Grogne. Attends un autre 20 minutes.
Après-midi quelconque, après avoir eu un enfant:
Faut j'prenne l'autobus
Ma carte Opus est vide
L'autobus passe dans 7 minutes
J'ai juste un 20$, pas de change dans mon porte-feuille
Pas de panique.
Vais dans la chambre de mon fils, ouvre son cochon, sors 3$.
Arrive à l'arrêt à temps,
Souris à la vie. Win.
Jets Junior, Maman te remercie.
mercredi 9 avril 2014
Pas fine
M. Jets est quelqu'un de très traditionnel. Élevé dans des valeurs traditionnelles. Moi moins. On a certaines traditions, mais certainement moins que de son côté.
J'avais pas vraiment envie de me marier à la base. En fait ça me tentait pas pantoute. Je trouvais ça trop compliqué pour rien. Pis cher. Mais pour lui c'était important, alors je l'ai fait, avec plaisir finalement. Il a même demandé la permission à mes parents avant de me le demander. Tsé, ce serait difficile d'être plus traditionnel que ça.
Dans ma belle-famille, toutes les femmes que je connais ont prit le nom de leur mari après s'être mariées. Moi j'ai créé un petit silence de 5 secondes à Noël l'an dernier quand j'ai dit à son oncle que non seulement je ne changerais pas mon nom, mais que je portais en fait celui de ma mère. J'aurais dit que je venais de Mars qu'ils auraient été moins surpris j'pense.
Pis là depuis la venue de Jets Junior, ma belle-mère nous écoeure pour qu'on le fasse baptiser. Elle a même décidé que mon fils allait porter la christie de grosse robe de princesse de baptême que mon chum a porté au sien. Pis dans sa famille, qui dit baptême dit "grosse réception avec toute la famille". Sans oublier les cadeaux (y'a comme une obligation vraiment malsaine dans ma belle-famille qui fait en sorte que tout le monde doit absolument toujours donner des cadeaux pour toutes les occasions possibles et inimaginables. Ça me fâche pis ça me met extrêmement mal à l'aise).
Mais nous, on se mentira pas, on va jamais à l'église. On s'est même pas marié à l'église. On a fait ça dehors, avec une célébrante absolument adorable qui a fait ça moitié en anglais pis moitié en français. À part pour des funérailles, notre enfant n'ira probablement jamais à l'église. J'trouve ça hyper hypocrite de prétendre qu'on va l'élever en bon petit chrétien.
Mais ma belle-mère, elle est insistante. Pis elle aime ça dire au monde (lire ici: moi) quoi faire. Elle fait pas ça méchamment, c'est pas une mauvaise personne. J'pense que c'est juste plus fort qu'elle.
Alors j'essaie d'en prendre et d'en laisser, et de choisir mes batailles. Je l'ai laissé réorganiser mon tiroir à ustensiles à sa première visite dans notre condo. J'ai porté son collier de perle le jour de mon mariage, même si j'avais pour idée de porter celui que mon parrain m'avait fait. J'ai pas eu le choix accepté d'avoir un shower de bébé dernièrement quand on a été les visiter avec le p'tit. Pis je l'ai laissé décider de ce qu'il allait porter, même si je trouvais que ses skinny jaunes étaient ben plus hots que son habit cravate mauve. (J'trouve ça mignon un mini hipster moi)
Bref, j'avais même réussi à faire repousser le baptême à cet automne, en espérant que ça tombe dans l'oubli et/ou que la robe de princesse de baptême ne lui fasse plus à ce moment-là.
Mais lors de notre séjour là-bas la semaine passée, mon chum m'a dit, tout bonnement entre deux bouchées de sandwich: "Ouin on pourrait peut-être faire le baptême en cet été finalement?"
Moi: "On avait dit cet automne, depuis quand on ferait ça cet été?"
Lui: "Ben ma mère m'en a parlé tantôt et elle voudrait faire ça cet été..."
Moi: "Ben mes parents vont être partis 2 mois cet été en voyage."
Lui: "Ouin, on ferait ça en juillet avant qu'ils partent..."
Moi: "Faque j'ai pas vraiment le choix, hein?"
Lui: "Elle aimerait vraiment ça... Tsé elle le voit vraiment pas souvent..."
Comme je me doutais que je ne gagnerais pas, j'ai donc négocié avec lui que tant qu'à faire ça l'été, j'aimerais faire la réception dans la cours de ma grand-mère (qui comprends une piscine) avec du BBQ, du blé d'inde, de la bière pis du vin pour tout le monde. Pas compliqué. Amenez vos maillots et venez célébrer la naissance de la 8ème merveille du monde (rien de mois tsé). Ma belle-mère est revenue quelques fois sur le fait qu'on pourrait louer une salle, qu'on pourrait s'informer sur le prix d'une salle, qu'on pourrait faire ça à l'intérieur, que de louer des tentes en cas de pluie pourrait coûter plus cher que de louer une salle- et autres variations sur ce même thème, jusqu'à ce que M. Jets vienne finalement à ma rescousse et dise: "Non, pas de salle, elle dit qu'elle veut faire ça dehors bon!".
Pis là j'me suis mise à penser. Trouver une église. Suivre les cours de préparation au baptême. Survivre à l'interminable cérémonie qui s'en suivra. Meh. Ça me tente pas du tout. Alors j'ai été faire un tour sur le site Web de la célébrante qui nous a marié et j'ai vu qu'elle faisait des "Cérémonies d'accueil d'enfant". J'ai donc commencé à vendre l'idée à mon chum: on pourrait faire ça dehors (pas besoin de s'enfermer dans une église qui sent le renfermé), ce serait fait par la personne qui nous a marié (j'aime l'idée, je trouve ça symbolique), et en plus ce serait bilingue (le bilinguisme est toujours ben winner en ce qui nous concerne). En plus on aurait pas besoin de se taper les rencontres préparatoires avec le curé! What's not to like??
M. Jets a pas dit non. Alors quand sa mère a ramené le sujet du baptême, j'étais prête et ai exposé mon idée. Pis honnêtement, j'ai eu ben du fun.
Moi: "La célébrante qui nous a marié l'an dernier fait des cérémonies d'accueil d'enfant. C'est un peu comme un baptême, mais pas religieux."
Maman Jets: "Ah. Mais ce serait pas à l'église?"
Moi: "Non on ferait ça dehors. Ce serait un peu comme notre mariage, elle ferait ça dans les deux langues."
Maman Jets: "Ah. Mais il serait quand même baptisé comme à l'église?"
Moi: "Ce serait pas officiel non. Il n'aurait pas de certificat de baptême, ce serait juste pour la cérémonie."
Maman Jets: "Uh?"
Elle a rien ajouté. Pis moi, devant son air à moitié ébahi moitié troublé,je lui ai sourit comme si rien n'était. Et à l'intérieur de moi, j'ai savouré ce moment. Beaucoup.
J'suis donc pas fine.
dimanche 6 avril 2014
Un coup parti
Y'a une affaire que je trouve pratique avec la langue de Shakespeare: t'as pas besoin de vouvoyer les gens. Ça t'évite le la question "J'le vouvoies-tu, j'le vouvoies-tu pas?" et le malaise qui s'en suit si jamais tu choisis la mauvaise option.
Alors bref, ma belle-mère étant anglo, je la vouvoie pas.
J'ai par contre un autre dilemme: je sais pas comment l'appeler. Je sais, dit de même c'est weird. Explication:
Quand j'ai rencontré Maman Jets, j'ai pas eu à nommer son nom en sa présence. Genre dans une phrase comme "Est-ce que je pourrais avoir le beurre Maman Jets?". Jamais arrivé. Donc j'ai jamais eu à décider si je devais l'appeler Mme. Jets ou si je devais utiliser son prénom.
J'me suis rendue compte de ça plusieurs mois après. Et j'ai comme pas osé prendre cette décision passé ce cap. Tsé, si je choisis pas la bonne option, m'a avoir l'air fine. Donc je joue safe et accommode mes tournures de phrase pour qu'elles n'incluent pas son identité.
Mais là c'est pire. Ça va faire 3 ans que je suis avec son fils. 3 ans sans la nommer. Pis personne qui semble s'être rendu compte de rien. Comme y'est rendu un peu trop tard pour choisir selon moi, j'ai pas le choix de me lancer un petit défi personnel: voir combien de temps je peux réussir à ne pas la nommer.
J'ai réussi quasiment 3 ans. J'peux ben m'essayer pour une autre vingtaine d'années un coup parti.
lundi 17 février 2014
Avec un grand M
J'ai longtemps hésité avant d'en parler ici. Parce que c'est vraiment pas le genre de blog que j'ai pensé avoir un jour.
Un blog de Maman. Maman. Avec un grand M.
Donc oui, j'en ai parlé un peu, mais pas officiellement. M. Jets et moi on s'est lancés dans le peuplage de la planète. Dans la fabrication d'un futur payeur de taxes qui va, si possible, contribuer à nos fonds de pension (en espérant qu'il en reste quand ce sera rendu notre tour tsé).
On a créé un mini-nous. Une p'tite créature qui ressemble à son père mais qui, étant en retard de 9 jours, possède probablement lui aussi le gène de la dernière minute. Cute comme il est il peut se le permettre tsé.
Donc, depuis un peu plus d'un mois Jets Junior a fait son apparition chez nous. Au grand dam de Mlle B, qui semble manquer royalement de sommeil depuis son arrivée.
Je ferai pas le récit de mon accouchement- je mentionnerai tout de même que la péridurale est la plus belle invention au monde et j'écrirai probablement un jour l'histoire (malheureusement très vraie) de la femme qui partageait ma chambre à l'hôpital- et je vous épargnerez la description visuelle du contenu de ses couches. Et leur odeur.
Mais par contre faites pas le saut- il se peut que je parle de lui, des fois :)
mardi 10 septembre 2013
To Bruce or not to Bruce
J'ai travaillé une couple de mois avec un gars, à Montréal. On va l'appeler Bruce.
Je l'aimais ben Bruce. Il avait ce petit humour ironique que j'apprécie chez les gens. Il criait jamais, même quand il était fâché. Quand il était stressé, on le voyait dans sa face. Fallait pas en rajouter. Fallait le laisser décanter, tout simplement.
Bruce venait de Toronto. Il devait avoir une quarantaine d'années.
Il faisait un bon salaire. Madame Bruce ne travaillait pas, elle était toujours restée à la maison avec Bruce junior, aujourd'hui âgé de 12-13 ans.
Ça faisait 10-15 ans que Bruce et sa famille habitaient au Québec. Pis Bruce, après 10-15 ans ici, il parlait toujours pas français.
Un jour, dans la voiture, j'ai averti M. Jets:
Moi: J'veux pas que tu deviennes un Bruce.
M. Jets: C'est quoi un Bruce?
Moi: C'est quelqu'un, c'est pas une chose. Bruce c'est un gars avec qui j'ai travaillé. Ça doit faire 15 ans qu'il habite au Québec, pis il parle toujours pas français.
M. Jets: Ben non, je deviendrai pas un Bruce. Je veux l'apprendre le français, tu le sais.
(Pause)
Moi: Pis cet hiver, après 15 ans de mariage, Bruce a laissé sa femme pour une jeune de 25 ans avec qui on travaillait.
M. Jets: Ben là. J'veux être un Bruce!
Moi: Oui, mais Bruce il va s'appercevoir qu'il va en manquer sur sa paye. Il devait faire 150 000 par année. Après la pension et l'impôt, il va probablement lui en rester moins du tiers sur sa paye. Pis elle a gardé le jeep pis la maison.
M. Jets: Pas grave. Bruce c'est mon héro maintenant.
Il est con mon chum. Mais crissement divertissant par contre, je l'avoue.
Je l'aimais ben Bruce. Il avait ce petit humour ironique que j'apprécie chez les gens. Il criait jamais, même quand il était fâché. Quand il était stressé, on le voyait dans sa face. Fallait pas en rajouter. Fallait le laisser décanter, tout simplement.
Bruce venait de Toronto. Il devait avoir une quarantaine d'années.
Il faisait un bon salaire. Madame Bruce ne travaillait pas, elle était toujours restée à la maison avec Bruce junior, aujourd'hui âgé de 12-13 ans.
Ça faisait 10-15 ans que Bruce et sa famille habitaient au Québec. Pis Bruce, après 10-15 ans ici, il parlait toujours pas français.
Un jour, dans la voiture, j'ai averti M. Jets:
Moi: J'veux pas que tu deviennes un Bruce.
M. Jets: C'est quoi un Bruce?
Moi: C'est quelqu'un, c'est pas une chose. Bruce c'est un gars avec qui j'ai travaillé. Ça doit faire 15 ans qu'il habite au Québec, pis il parle toujours pas français.
M. Jets: Ben non, je deviendrai pas un Bruce. Je veux l'apprendre le français, tu le sais.
(Pause)
Moi: Pis cet hiver, après 15 ans de mariage, Bruce a laissé sa femme pour une jeune de 25 ans avec qui on travaillait.
M. Jets: Ben là. J'veux être un Bruce!
Moi: Oui, mais Bruce il va s'appercevoir qu'il va en manquer sur sa paye. Il devait faire 150 000 par année. Après la pension et l'impôt, il va probablement lui en rester moins du tiers sur sa paye. Pis elle a gardé le jeep pis la maison.
M. Jets: Pas grave. Bruce c'est mon héro maintenant.
Il est con mon chum. Mais crissement divertissant par contre, je l'avoue.
mercredi 4 septembre 2013
Quand on n'y peut rien
Mes cours de religion sont loins. Vraiment loins. J'me souviens plus vraiment de quand est-ce que je suis allée à la messe pour la dernière fois. Noël, probablement. Ou c'était peut-être pour les funérailles de la tante de ma mère? Ou de mon grand-père? Je sais plus. Si c'est le cas en tout cas, ça va faire 7 ans cette année.
Bref. Je suis pas ce qu'on peut appeler une croyante. Mon langage coloré parle de lui même. Le p'tit Jésus, personnellement, j'y crois pas trop je pense.
Je dis je pense parce qu'il me vient de temps en temps des relents de Christianisme.
Quand je ne contrôle rien. Quand je ne peux rien y faire. Quand il ne me reste plus qu'à attendre. Je prie.
J'me suis rendue compte que couchée dans mon lit, j'me croise les deux mains (comme si le seul fait de le faire rendait ma prière X fois plus puissante) pis je prie. Je commence habituellement avec une prière officielle. Le Je vous salue Marie. Ou le Notre Père. Ou le Je crois en Dieu. Ce sont les trois seules dont je me rappelle, du temps où je servais la messe le dimanche.
Ensuite, comme je disais, je prie.
Je prie pour ma grand-mère, parce que sincèrement, faudrait que ça finisse. M. Jets dit que je devrais pas dire ça. Mais sincèrement... Pauvre femme. On devrait pas avoir à finir de même. Faible. Fatigué. À regarder le temps passer entre le déjeuner, la sieste du matin, le dîner, la sieste de l'après-midi pis le souper. Ça me fait peur, de voir mes parents comme ça un jour. Que quelqu'un me voit comme ça un jour aussi.
Je prie pour M. Jets. Qui attend des résultats de tests médicaux. Pis j'ai peur. Même s'il me dit qu'il faut pas. J'peux pas le perdre. Pas maintenant. Pas jamais au fond.
Je prie pour Junior. Si y'a ben une seule chose que tu contrôles pas dans la vie, c'est ben ça. Avoir un p'tit être qui grandit dans ton ventre pendant que toi, tant bien que mal, t'essaies de vivre ta vie le plus normalement possible. En t'inquiétant pas trop de tout et de rien. Parce que c'est connu, le stress, c'est pas bon pour le bébé.
Et je prie pour Mlle. Jets. Parce ce que ce serait ben l'fun que qu'elle connaisse son neveu un peu.
Je sais pas si prier sert à quelque chose, au fond. Mais ça me fait du bien. Alors je continue. Parce qu'à part prier, je ne peux rien y faire..
mardi 30 juillet 2013
Osti que non
J'me souviens, quand j'étais petite, y'avait 2 règles non négociables chez nous.
T'appelles pas les gens avant 10:00 le matin. Et t'appelles pas passé 9:00.
J'me souviens, le samedi matin, j'trouvais ça long attendre jusqu'à 10:00 pour appeler une amie pour l'inviter à venir jouer chez nous. Loooooooong.
Aujourd'hui, si tu m'appelles avant cette heure la fin de semaine, y'a des grosses chances que je ne réponde pas. De un j'entendrai pas mon cell qui va être en mode silencieux et de deux même si je suis réveillée, si t'es pas mes parents et que je ne craigne pas une quelconque urgence, y'a des grosses chances que je ne sois pas psychologiquement prête à te parler (à toi ou à n'importe quel être vivant autre que Mlle B, mon chat, ou Céline Dion, ma plante) Faut pas le prendre personnel. J'vais te rappeler. Juste à partir de 10:01. Probablement pas avant.
Même chose pour l'heure maximale pour appeler les gens. C'est toujours contre mes principes d'appeler passé 9:00. Moi j'suis comme ça. Ma famille est comme ça. J'ai passé un quart de siècle à vivre de cette façon. À dormir paisiblement le soir. À me réveiller fraiche et dispose le matin, entre autre grâce à ce règlement jusqu'ici respecté de tous.
Ben criss. Ma belle-mère, elle a toujours pas compris le principe.
J'me suis encore fait réveiller à 10:30 ce soir par le téléphone. Ça fait 2 heures que j'arrive pas à me rendormir. M. Jets, par contre, semble très bien vivre (et ronfler) la chose. Aussitôt le téléphone raccroché, il se rendormait.
Pas moi.
Alors sérieux, belle-maman, pour la énième fois: ON N'APPELLE PAS CHEZ LE MONDE PASSÉ 9:00.
On fait juste pas ça. Osti que non. S'tu clair??
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