Bon.
Long time no see comme on dit.
Par où commencer...
Reprenons. Janvier. Dernière Minute homesick. Pas de danger, ça a fini par passer. Mais côté travail, c'était pas top. Pas de stress égale malheureusement pas trop de responsabilités. Et après près d'un an, ça devient pesant. Alors j'ai commencé à appliquer ailleurs. Avec un cv comme le mien (lire ici : pas énormément d'expérience sur papier) c'était quasi impossible d'accéder à un poste de chargée de projet, sans repasser par une autre année en coordination dans une autre boîte...
Pendant ce temps ma compagnie veut me garder, me fait entrevoir la possibilité d'une promotion si je reste... Alors on discute, sans jamais vraiment entrer dans les détails... Et pendant ce temps, M. Jets et moi on commence à magasiner les condos.
Jusqu'en mars.
Un certain jeudi soir, au début du mois, je fais un rêve. Je rêve que mon ancienne compagnie à Montréal me demande de revenir. Le matin même, alors que je suis tout bonnement en train de regarder Ricardo & Friends sur mon elliptique au gym, M. CG me texte. Texte texte, jase jase, on prend de nos nouvelles. Je lui raconte mon rêve, on en convient que c'est le destin : ils recrutent des chargés de projet en ce moment. Mais là c'est bien beau tout ça, mais je peux rien faire avant d'en parler à M. Jets...
Hummmmmm... Quossé je fais...
Alors je parle à M. Jets vendredi soir. J'ai commencé par : "Là j'aimerais que tu gardes l'esprit ouvert"... Et je lui ai expliqué. Que mon travail me manquait. Que j'aurais une possibilité à Montréal. Un meilleur poste. Un meilleur salaire.
Le. Choc.
Il était pas préparé à ça. Mais tout de même, le lendemain matin, il me dit que je peux voir si ça pourrait fonctionner. Texte M. CG, qui me dit qu'il parle à la RH lundi. 15 minutes plus tard il me re-texte, me dit qu'il était trop excité et qu'il l'a appelée tout de suite. Et qu'elle me reviendrait avec une proposition lundi.
Ce qu'elle fit. Négocie un brin, en 2 emails c'est fait, ils acceptent mes conditions. Alors je commence à négocier avec la compagnie de Vancouver. Leur parle de l'offre de Montreal. Vraiment bonne. Je sais pas s'ils pensaient que je bluffais, mais ils ont dit ne pas être capable d'accoter. Mais vraiment pas. Genre qu'en lisant leur offre, j'en étais presque insultée.
Alors après maintes et maintes discussions avec M. Jets, j'ai accepté l'offre de Montréal. Appelle Maman, Papa. Choc. Encore. Beau choc par contre. Appelle la famille, texte les amis. Ça y est, c'est officiel. I'm coming back home.
Mi-avril M. Jets et moi on débarque à Dorval. On visite des maisons toute la fin de semaine. M. Jets repart le lundi soir, pour terminer à son travail et revenir pour de bon le 31 mai. Visite, fais une offre, négocie, inspecte, tente de renégocier, annule l'offre. Tout ça en une semaine. Merde. À son retour début juin, on recommencera. Bon. On va s'en remettre.
Puis une semaine plus tard j'ai recommencé à travailler.
Le. Fucking. Bonheur.
C'est comme retourner à la maison. Y'a beau avoir des gens plus là, des nouveaux, je me sens comme si j'étais jamais partie. Mes journées passent vite. J'adore.
Je suis passée de "Merde. Il est JUSTE 2h" à "Merde. Il est DÉJÀ 2h". Ça fait du bien !
La gang de Vancouver me manque. La job ne me manque pas, mais les gens oui. Une belle équipe. M. Ginger, roux et chef du département de profession, m'avait déjà raconté qu'il n'engageait pas que des gens compétents, mais qu'il s'assurait aussi qu'ils allaient bien fitter dans l'équipe.
Mission accomplie M. Ginger.
Alors tout ça pour dire que je suis en vie, que je vais bien et que je m'ennuie de mon chum.
5 dodos. Et il est la. Pour de bon.
samedi 26 mai 2012
samedi 14 avril 2012
Il était une fois...
... une fille qui pacquetait ses valises à la dernière minute avant de demenager à Vancouver l'an dernier.
... une fille qui apprend visiblement pas et qui pacquetait encore ses valises à la dernière minute avant de repartir pour Montreal hier soir.
Ben oui toi. Un an, un chum pis un chien plus tard, je retourne à la maison. Pour une couple d'années. Avec M. Jets.
C'est Mlle B qui va être contente.
... une fille qui apprend visiblement pas et qui pacquetait encore ses valises à la dernière minute avant de repartir pour Montreal hier soir.
Ben oui toi. Un an, un chum pis un chien plus tard, je retourne à la maison. Pour une couple d'années. Avec M. Jets.
C'est Mlle B qui va être contente.
vendredi 20 janvier 2012
Homesick
De retour depuis dimanche...
J'ai passé de super belles vacances, j'ai passé du bon temps en famille, mangé P-L-E-I-N de bouffe...
J'ai eu une belle surprise aussi. J'ai revu Miss P. Je suis allée visiter la gang de mon ancienne job. Et elle était là. On s'est prise dans nos bras, sans rien dire. Tsé le genre de calin un peu plus fort et un peu plus long que la moyenne... Puis on s'est reparlé un peu. Comme dans le bon vieux temps. Devant la porte d'entrée. Devant une clope. Puis on s'est envoyé des emails. Puis je l'ai invitée à souper dans ma famille, comme je l'aurais fait avant. Comme mon père a dit, tout le monde était là : son gendre (M. Jets) et son ex-brue (Miss P, gros inside familial qui date de la période où on partageait le même lit toutes les deux).
Pis là j'ai le mal du pays.
Que je suis retournée à mon ancienne job, VP a regardé ma passe "invité" que j'avais dans le cou pour pouvoir rentrer dans la salle de production et m'as dit : "Donc la tu vas m'enlever ça là, tu reviens-tu ?".
"Crap. Tente moi pas calisse" que j'me suis dit à moi même.
Mais à la place j'ai pointé M. Jets qui m'accompagnait et j'ai dit que je reviendrais pas tout de suite finalement.
Et j'ai annoncé la nouvelle à mes parents. Que j'allais rester plus longtemps. Que M. Jets et moi on allait regarder pour acheter un condo ensemble cet été. On s'entend qu'ils sont pas caves. On s'entend qu'ils savaient. Mais pareille. Là c'est officiel. Même mon char est à vendre. Plus officiel que ça tu déroules quasiment le tapis rouge.
Je m'ennuie pas de Montréal. J'étais contente d'y retourner, mais je préfères Vancouver de beaucoup. Mais là j'ai de la peine pour mes parents. Quand je suis partie l'année dernière j'étais juste contente. Je savais que j'allais revenir un an plus tard. En fait je le pensais.
Mais là je sais pas quand je vais revenir. C'est ça qui est dur. J'ai aussi l'impression de trahïr mon père. Parce qu'au fond, je pense qu'il avait encore espoir de me voir revenir en avril.
Je l'aime mon chum. S'il était pas là, je planifierais déjà mon retour. Pas que j'aime pas Vancouver ou même ma vie ici.
Mais en même temps, en ce moment je lui en veux. En silence, sans rien dire, je m'en veux. De l'aimer. Assez pour rester. Même si ça me fait pleurer. Même si ça fait pleurer ma mère. Même si ça fait pleurer mon père...
J'ai passé de super belles vacances, j'ai passé du bon temps en famille, mangé P-L-E-I-N de bouffe...
J'ai eu une belle surprise aussi. J'ai revu Miss P. Je suis allée visiter la gang de mon ancienne job. Et elle était là. On s'est prise dans nos bras, sans rien dire. Tsé le genre de calin un peu plus fort et un peu plus long que la moyenne... Puis on s'est reparlé un peu. Comme dans le bon vieux temps. Devant la porte d'entrée. Devant une clope. Puis on s'est envoyé des emails. Puis je l'ai invitée à souper dans ma famille, comme je l'aurais fait avant. Comme mon père a dit, tout le monde était là : son gendre (M. Jets) et son ex-brue (Miss P, gros inside familial qui date de la période où on partageait le même lit toutes les deux).
Pis là j'ai le mal du pays.
Que je suis retournée à mon ancienne job, VP a regardé ma passe "invité" que j'avais dans le cou pour pouvoir rentrer dans la salle de production et m'as dit : "Donc la tu vas m'enlever ça là, tu reviens-tu ?".
"Crap. Tente moi pas calisse" que j'me suis dit à moi même.
Mais à la place j'ai pointé M. Jets qui m'accompagnait et j'ai dit que je reviendrais pas tout de suite finalement.
Et j'ai annoncé la nouvelle à mes parents. Que j'allais rester plus longtemps. Que M. Jets et moi on allait regarder pour acheter un condo ensemble cet été. On s'entend qu'ils sont pas caves. On s'entend qu'ils savaient. Mais pareille. Là c'est officiel. Même mon char est à vendre. Plus officiel que ça tu déroules quasiment le tapis rouge.
Je m'ennuie pas de Montréal. J'étais contente d'y retourner, mais je préfères Vancouver de beaucoup. Mais là j'ai de la peine pour mes parents. Quand je suis partie l'année dernière j'étais juste contente. Je savais que j'allais revenir un an plus tard. En fait je le pensais.
Mais là je sais pas quand je vais revenir. C'est ça qui est dur. J'ai aussi l'impression de trahïr mon père. Parce qu'au fond, je pense qu'il avait encore espoir de me voir revenir en avril.
Je l'aime mon chum. S'il était pas là, je planifierais déjà mon retour. Pas que j'aime pas Vancouver ou même ma vie ici.
Mais en même temps, en ce moment je lui en veux. En silence, sans rien dire, je m'en veux. De l'aimer. Assez pour rester. Même si ça me fait pleurer. Même si ça fait pleurer ma mère. Même si ça fait pleurer mon père...
mercredi 28 décembre 2011
Comme ci comme ça but mostly comme ça
C'est comme ça que je me sens dernièrement... Avec des hauts et des bas...
Mais bon. Pas le temps de me plaindre, faut je commence mes valises : M. Jets et moi on part pour Montréal demain pour 2 semaines. J'ai hâte :)
Pis je me prépare mentalement à annoncer à mes parents que je reviendrai pas en avril... Ça j'ai moins hâte...
Bisous à tous, je vous redonne des nouvelles en janvier !
Mais bon. Pas le temps de me plaindre, faut je commence mes valises : M. Jets et moi on part pour Montréal demain pour 2 semaines. J'ai hâte :)
Pis je me prépare mentalement à annoncer à mes parents que je reviendrai pas en avril... Ça j'ai moins hâte...
Bisous à tous, je vous redonne des nouvelles en janvier !
lundi 3 octobre 2011
Se faire niaiser
Ça fait un mois environ que j'me bats contre le "dernier 5 livres".
Le FAMEUX dernier 5 livres. Criss quand c'est rendu que tu manges plus de salade que Bugs Bunny, que tu passes plus de temps au gym que Bruni Surin rien qu'avant les Olympiques pis que la balance te regarde quand même avec toute l'arrogance d'une pré-adolescente de 14 ans et trois quarts... Ben comme on dit par chez nous, ça fait chier.
Ça fait qu'hier j'me suis tannée. J'ai fait juste une heure de cardio. J'ai mangé des toasts au beurre de peanut. J'ai fait des muffins aux bananes et pépites de chocolat. Pis on a fait livrer du chinois pour souper.
J'ai probablement pris 2 livres rien qu'hier. Pis honnêtement, j'm'en fou vraiment. Pas juste "j'fais semblant de m'en foutre mais au fond j'me sens coupable".
Nah. Parce que le destin est de mon bord. Je le sais. Quand j'suis arrivée au gym a matin, la balance était brisée.
Karma's a bitch, même pour les balances faut croire.
Quin toé. C'tait a toi de pas me niaiser championne...
Le FAMEUX dernier 5 livres. Criss quand c'est rendu que tu manges plus de salade que Bugs Bunny, que tu passes plus de temps au gym que Bruni Surin rien qu'avant les Olympiques pis que la balance te regarde quand même avec toute l'arrogance d'une pré-adolescente de 14 ans et trois quarts... Ben comme on dit par chez nous, ça fait chier.
Ça fait qu'hier j'me suis tannée. J'ai fait juste une heure de cardio. J'ai mangé des toasts au beurre de peanut. J'ai fait des muffins aux bananes et pépites de chocolat. Pis on a fait livrer du chinois pour souper.
J'ai probablement pris 2 livres rien qu'hier. Pis honnêtement, j'm'en fou vraiment. Pas juste "j'fais semblant de m'en foutre mais au fond j'me sens coupable".
Nah. Parce que le destin est de mon bord. Je le sais. Quand j'suis arrivée au gym a matin, la balance était brisée.
Karma's a bitch, même pour les balances faut croire.
Quin toé. C'tait a toi de pas me niaiser championne...
mardi 30 août 2011
Moi ça me fait sourire...
Arriver a l'appart pis avoir un bouquet de fleurs pis un gâteau au chocolat qui m'attendent sur le comptoir, juste parce que M. Jets est content que j'emménage chez lui
FaceTimer une amie de Montreal parce qu'elle a une bonne nouvelle a m'annoncer, pis que la première chose qui apparaisse sur mon écran c'est son annulaire gauche portant fièrement une bague de fiançailles reçue le matin même
Rentrer dans un magasin pour acheter une ceinture, pis ressortir de la avec 1 ceinture, 1 sacoche pis 3 paires de jeans qui sont 6 tailles plus petites que quand j'ai commencé a m'entrainer il y a quelques mois
Acheter un nouveau rideau de douche avec du brun dedans, même si moi j'hais ça le brun, juste parce que lui il aime ça pis que je sais que ça va lui faire plaisir
Me souvenir que lundi prochain c'est un férié, donc fin de semaine de 3 jours qui arrive
Ce sont toutes des choses qui me sont arrivées récemment.
Certains diraient : pincez moi quelqu'un...
Moi j'y vais plutôt d'un : si y'en a un tabarnouche qui ose me pincer, j'y arrache la tête. C'tu clair ?
FaceTimer une amie de Montreal parce qu'elle a une bonne nouvelle a m'annoncer, pis que la première chose qui apparaisse sur mon écran c'est son annulaire gauche portant fièrement une bague de fiançailles reçue le matin même
Rentrer dans un magasin pour acheter une ceinture, pis ressortir de la avec 1 ceinture, 1 sacoche pis 3 paires de jeans qui sont 6 tailles plus petites que quand j'ai commencé a m'entrainer il y a quelques mois
Acheter un nouveau rideau de douche avec du brun dedans, même si moi j'hais ça le brun, juste parce que lui il aime ça pis que je sais que ça va lui faire plaisir
Me souvenir que lundi prochain c'est un férié, donc fin de semaine de 3 jours qui arrive
Ce sont toutes des choses qui me sont arrivées récemment.
Certains diraient : pincez moi quelqu'un...
Moi j'y vais plutôt d'un : si y'en a un tabarnouche qui ose me pincer, j'y arrache la tête. C'tu clair ?
vendredi 26 août 2011
Les temps changent
Tout le monde le sait, des fois juste écouter une chanson peut nous ramener plusieurs mois ou même années en arrière en une fraction de seconde. Ça ou une odeur qu'on avait presque oublié.
La semaine dernière j'ai écouté l'hiver, le bruit de la rue Rosemont, le froid sur mes joues, les mains pleines de sacs qui contenait plein de cadeaux de Noel, parce que je revenais de magasiner a McGill.
Pourtant j'étais pas la du tout. C'était l'été, Rosemont avait fait place à Smithe, il faisait au dessus de 20 dehors, et j'avais aucun sac dans mes mains. Juste un sac à dos qui contient tous mes trucs de gym.
Tout ça parce que j'ai changé ma playlist sur mon mp3. J'ai eu envie de délaisser la discographie de mon ami Vincent Vallières au profit de l'album Trauma d'Ariane Moffatt. Et BIM, pendant une seconde, dans mes oreilles, on était le 23 décembre dernier.
Un peu après j'avais senti Montreal, la salle de bain de l'appartement du bonheur quand je finissais de me préparer tôt le matin après une nuit d'insomnie. Après 6h du matin j'avais abandonné l'idée de dormir, donc j'avais décidé de prendre tout mon temps pour me préparer : douche, séchage de cheveux, défrisage de toupet, frisage du reste de ma tête et maquillage vert sur mes yeux.
Pourtant j'etais dans mon appart que je partageais avec M. Coloc, j'avais bien dormi la nuit d'avant, j'avais pris ma douche et m'étais maquillée au gym. Je finissais juste de me préparer pour aller au marché avec ma famille qui était en visite.
Tout ça parce que j'ai mis mon parfum qui me regardait sur le comptoir de la salle de bain pendant que je me brossais les dents. Et BIM, pendant une seconde, dans ma mon nez, on était le 25 février dernier.
Puis hier j'ai vu ma soeur, un email de sist envoyé à 3h du matin dans lequel elle refaisait le monde, notre monde, que je lisais le matin en me réveillant. J'étais dans mon lit, chez mes parents, et je me préparais mentalement pour une longue journée au resto.
Pourtant j'étais au bureau déjà depuis quelques heures, et ma journée s'annonçait être comme toutes les autres, occupée, mais pas à l'extreme quand même.
Tout ça parce que j'ai reçu un email de Miss P. Le message que je lisais ressemblait à tous ceux qu'on a échangé récemment : un email poli, plutôt froid, qui parle du bail de l'appartement du bonheur qui finit bientôt et de comment on s'arrange pour la caution qu'on avait payé quand on avait signé. Et BIM, pendant une seconde, dans ma mon coeur, on était en juin dernier.
Les choses changent. Pis c'est correct, c'est ça la vie.
Mais des fois c'est fou à quel point ça prend pas grand chose pour se souvenir... Autant du meilleur que du pire...
La semaine dernière j'ai écouté l'hiver, le bruit de la rue Rosemont, le froid sur mes joues, les mains pleines de sacs qui contenait plein de cadeaux de Noel, parce que je revenais de magasiner a McGill.
Pourtant j'étais pas la du tout. C'était l'été, Rosemont avait fait place à Smithe, il faisait au dessus de 20 dehors, et j'avais aucun sac dans mes mains. Juste un sac à dos qui contient tous mes trucs de gym.
Tout ça parce que j'ai changé ma playlist sur mon mp3. J'ai eu envie de délaisser la discographie de mon ami Vincent Vallières au profit de l'album Trauma d'Ariane Moffatt. Et BIM, pendant une seconde, dans mes oreilles, on était le 23 décembre dernier.
Un peu après j'avais senti Montreal, la salle de bain de l'appartement du bonheur quand je finissais de me préparer tôt le matin après une nuit d'insomnie. Après 6h du matin j'avais abandonné l'idée de dormir, donc j'avais décidé de prendre tout mon temps pour me préparer : douche, séchage de cheveux, défrisage de toupet, frisage du reste de ma tête et maquillage vert sur mes yeux.
Pourtant j'etais dans mon appart que je partageais avec M. Coloc, j'avais bien dormi la nuit d'avant, j'avais pris ma douche et m'étais maquillée au gym. Je finissais juste de me préparer pour aller au marché avec ma famille qui était en visite.
Tout ça parce que j'ai mis mon parfum qui me regardait sur le comptoir de la salle de bain pendant que je me brossais les dents. Et BIM, pendant une seconde, dans ma mon nez, on était le 25 février dernier.
Puis hier j'ai vu ma soeur, un email de sist envoyé à 3h du matin dans lequel elle refaisait le monde, notre monde, que je lisais le matin en me réveillant. J'étais dans mon lit, chez mes parents, et je me préparais mentalement pour une longue journée au resto.
Pourtant j'étais au bureau déjà depuis quelques heures, et ma journée s'annonçait être comme toutes les autres, occupée, mais pas à l'extreme quand même.
Tout ça parce que j'ai reçu un email de Miss P. Le message que je lisais ressemblait à tous ceux qu'on a échangé récemment : un email poli, plutôt froid, qui parle du bail de l'appartement du bonheur qui finit bientôt et de comment on s'arrange pour la caution qu'on avait payé quand on avait signé. Et BIM, pendant une seconde, dans ma mon coeur, on était en juin dernier.
Les choses changent. Pis c'est correct, c'est ça la vie.
Mais des fois c'est fou à quel point ça prend pas grand chose pour se souvenir... Autant du meilleur que du pire...
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